Lorsque février arrive, dans le début d’après-midi, l’on commence à apercevoir quelques ombres étranges se glisser entre les Raccards.déplacement aux sons de cloches de vaches.
Se déplaçant lentement, elles investissent peu à peu les ruelles du village, effrayant ceux qui croisent leur chemin.
Ca y est, elles sont là, vêtues de peaux de bêtes, d’un horrible masque terrifiant, avec à leur ceinture, une cloche de vache, ces horribles créatures pourchassent les âmes, investissent le village.
Mais de qui s’agit il donc, des « Tschäggättä » bien évidement.
Venu d’un monde imaginaire, cette ancienne coutume païenne reprend vie chaque année à la même période, du 3 février au aux jours gras.
Leurs sortie étaient réglementées, elles ne pouvaient apparaitre que l’après-midi, et devait se terminer à l’heure de l’angélus vers 18 heures, sauf le samedi à l’heure des vêpres et le dimanche ou elles étaient strictement interdit. La nuit il n’y a pas de sortie des Tschäggättä, en principe.
Les Tschäggättä portent de vieux vêtements enfilés à l’envers, sur lesquels des peaux de mouton et de chèvre couvrent leurs épaules. Une cloche de vache « Trichla », agrémente le costume, mais la cloche est aussi remplacée par une plus petite fixée à une ceinture autour du ventre.
Des gants, autrefois fait de restes de fil des machines à carder « Triäm », sont passés à la suie pour mieux barbouiller leurs victimes.
Le masque est taillé du pin d’arole ou de tilleul, est peint, de grandes dents en bois ornent sa bouche grimaçante.
La tradition veut que le costume de Tschäggättä, ne soit porté que par de jeunes gens et hommes célibataires, mais les coutumes changent, l’on voit aujourd’hui de jeunes enfants et des jeunes filles sous le costume de Tschäggättä.
Le nom de Tschäggättä est féminin, malgré que le costume ne soit porté que par le sexe masculin.
Le terme de Tschäggättä en Haut Valais, désigneune femme simple d’esprit, vêtue bizarrement ou au comportement étrange. Cela correspond pratiquement à la définition de la Tocca en vallée d’Aoste.
Autrefois, leurs sorties n'étaient jamais prévues, nul ne savait ou et quand il était possible de les rencontrer, ce qui est encore le cas pour les autres jours de la semaine, car le samedi précédent le mercredi des cendres, c'est dans la commune de Wiler que l'on pourra rencontrer le plus grand nombre de Tschäggättä, lorsque se déroule le carnaval.
Maintenant c'est un comité prépare le déroulement du cortège, il était organisé auparavent par les jeunes du village.
Le cortège est ouvert à tous les villageois, jeunes ou vieux, mariés ou célibataires.
Toutes les informations: Carnaval de LOTSCHENTAL,
Lötschental Tourismus,
Dorfstrasse, Postfach 17,
3918 Wiler : +41 (0)27 938 88 88